Cette
page vos témoignages que
je diffuserai anonymement ou non selon votre envie (cliquer
ici pour me les envoyer). Les premiers témoignages proviennent
d'une traduction du site américain alliance sarcome.
K. S.
Il
y a presque 20 ans maintenant, à mon 21ième anniversaire,
mes yeux se sont fermés lors de l'anesthésie générale
de ma seconde thoracotomie. Elle visait à retirer une métastase
pulmonaire et me plongeait dans un état d'inconscience. A partir
de ce moment et durant les deux heures suivantes, une tumeur de
la taille d'une balle de golf était retirée avec une
portion de mon lobe inférieur gauche, et c'était la
dernière fois qu'il existait un quelconque signe de cancer
dans mon corps.
Tout au long des mes années d'adolescence, j'étais en
proie à une douleur atroce quand un point à
l'intérieur de ma cuisse gauche - juste au dessus de mon genou -
se réveillait. Chaque année ou presque, mes parents
m'amenaient chez des orthopédistes qui donnaient un
diagnostic érroné (tendinite...). Ils supposaient que ces
douleurs étaient causées par le sport ou d'autres choses
du même genre. Le remède - toujours extrêmement
douloureux - était de faire des piqûres de
cortisone dans cette zone. Quand j'avais 16 ans, un
dépôt de calcium est apparu, et les docteurs du centre
John Hopkins de Baltimore sont intervenus pour retirer une grosseur de
3 cm. Lors d'un check-up deux semaines après, ils ont fait
rentrer mes parents dans une autre pièce, et ils leurs ont
communiqué le rapport de pathologie qui indiquait que le type de
tumeur était un sarcome synovial. Ils ont dit qu'ils croyaient
l'avoir eu complètement, et ils ne recommandaient pas de
thérapie post-opératoire ou même de me communiquer
le diagnostic, afin que mes années à l'école
puissent être libres de soucis. Ce sont d'énormes erreurs,
et cela illustre un problème qui persiste encore aujourd'hui --
une ignorance générale du traitement des sarcomes dans la
communauté médicale traditionnelle. Ce n'était pas
leurs fautes, ils n'en connaissaient juste pas assez sur le sujet.
Environ un an et demi après, lors de mon premier semestre
en enseignement supérieur, j'ai remarqué qu'il y avait
le point au niveau de mon genou opéré, mais j'ai pensé
que cela résultait de la chirurgie et que ça devait
être autre chose. Très vite, je me suis réveillé
au centre John Hopkins avec un médecin au pied du lit. Il
m'a dit qu'ils avaient retiré de ma jambe un sarcome synovial
de la taille d'une grosse orange, que la chimiothérapie et
la radiothérapie n'étaient pas très efficaces
contre ce genre de maladie, que l'amputation était sur le
point d'être nécessaire, et même que les personnes
avec ce type de tumeur n'avaient qu'une espérance de vie
de 18 à 22 mois.
Cette nuit là, je crois vraiment que je suis allé
dans les niveaux de la conscience
de la mortalité - le choc, la colère, le déni,
l'acceptation. Je ne me suis jamais demandé "pourquoi
moi?" pas plus que "pourquoi pas moi?". C'était
la première série d'idées apportées
par le cancer et la mortalité, et cela allait devenir les dons les
plus importants de ma vie.
A cette période, la compagnie où mon père travaillait
avait fait des donations pour la recherche au "Memorial Sloan
Kettering Cancer Center", et nous étions conscients que
s'il y avait quelques espoirs, c'était ici.
Les médecins ont choisi de ne pas m'amputer, car des nouvelles
études montraient qu'une chirurgie conservatrice de membre
pouvait être efficace à long terme. J'ai eu une résection
radicale de cette zone incluant environ la moitié des mes
quadriceps, et une nouvelle forme de radiothérapie où
ils mettaient des catheters à travers ma jambe dans une disposition
de grille, puis des composants radioactifs. J'ai dû rester
dans une chambre plombée pendant quelques jours jusqu'à
ce qu'ils soient retirés. J'ai eu aussi une chimiothérapie
appelée VAC - vincristine, adriamycine et cytoxine. La chimiothérapie
m'a donné de grosses nausées pendant environ 36 heures
après le traitement. J'étais très mal, et j'avais
envie de vomir toutes les 20 minutes. Au troisième traitement,
nous étions désespérés et nous avons
décidé d'essayer la dernière technologie underground
: la marijuana. Ca a marché. J'en souris encore lorsque je
me rappelle qu'une équipe d'environ sept de nous, de 15 à
67 ans, prenait des mesures préventives avant nos chimios
sur le toit du centre "Sloan Kettering". J'ai eu aussi
des piqûres d'immunothérapie toutes les 2 semaines
qui me provoquaient de la fièvre pendant environ 24 heures.
Les traitements ont duré 9 mois. Environ 6 mois après,
une boule de la taille d'une balle de golf est apparue sur le haut
de ma cuisse qu'une biopsie a révelé être une
récidive de sarcome synovial. Une autre chirurgie très
large a suivi.
Quelques temps après, il y a eu un de ces jours sombres.
Un point est apparu sur la radio de mon poumon. La tumeur avait
métastasé dans mon poumon gauche. Je suis revenu quelques
jours après, et j'ai eu ma première thoracotomie. 6
mois après, une autre métastase est apparue dans la
même zone. Les cancérologues ont choisi de tester sur
moi une chimio expérimentale. Après trois mois, la
tumeur est devenue grosse comme une balle de golf, et ils ont dû
réintervenir pour la retirer avec la plupart de mon lobe
gauche inférieur.
Après un an, les radios pulmonaires mensuelles sont passées
à 3 mois puis à 6 mois et ensuite à 1 an et
maintenant, presque 20 ans après, tous les 2 ans.
Oui, il y a une très petite chance qu'une récidive
puisse encore se produire, mais le plus important pour moi est de
rester accrocher aux dons que le cancer m'a apporté.
Oui, j'ai dit "les dons". Parce que aussi horrible que
le mal puisse être, il t'apporte des dons si tu es ouvert
à eux.
Les mots que le docteur a prononcé au pied de mon lit il
y a plus de 20 ans m'on fait renaître, et ont été vitaux
pour moi. Avec la conscience de la mort la première fois
est apparue la conscience de la vie. Et avec tout ça est
venu pour moi une incroyable et profonde relation avec mon monde
et mon dieu que je n'échangerais pour rien du tout. Les mots
que le docteur a prononcé m'ont donné un plus grand
spectre de l'expérience et de la connaissance de l'univers.
Dans ce spectre, toutes les choses que je pensais être critiques
et toutes les choses que j'avais raté se sont évaporées
avec la personne que j'avais été. A la fin, elles
sont toutes des illusions et avec cette connaissance vient la possibilité
d'essayer d'obtenir n'importe quoi dans la vie sans échec
et sans s'embêter avec toutes les petites choses de la vie
sans importances. Lorsque je regarde la cicatrice de ma cage thoracique
et celle de mon membre abimé, je leurs suis reconnaissant
de me rappeler ces dons.
Je peux me souvenir du moment de ma première métastase
pulmonaire et de la conversation à coeur ouvert avec ma famille.
Je me rappelle leurs avoir dit qu'il était important pour eux
de savoir que, même si le pire arrivait, je n'échangerais
pas ces dons pour une vie sans cancer. La mort est quelque chose
que chaque personne sur la planète a en commu,n mais vivre
avec cette conscience de la réalité, avec résolution,
énergie et sans échec est rare. Mieux vaut vivre deux
ans éveillé que 40 ans endormi.
Depuis mon diagnostic, j'ai construit une agence de publicité
renommée internationalement, je suis tombé amoureux
d'une femme incroyable, et j'ai vu la naissance de mon enfant qui
continue de bercer ma vie. J'ai récemment vendu mon affaire
à mes associés afin que le troisième d'entre
nous puisse "suivre notre béatitude" pendant un
an ou deux avant qu'il aille à l'école. Aurais-je
fait quelque chose comme cela sans les dons dont j'ai parlé
? L'illusion de la sécurité et du contrôle m'aurait
probablement interdit de le faire, mais maintenant les idées
de ce qui est réel et important ont fait que cette décision
est possible pour moi.
Je pourrais mettre en exergue quelque chose dans mon traitement
et dire "c'est pourquoi je suis encore ici et battant",
mais je ne peux pas hônnetement. Ce que je peux indiquer,
c'est une attitude que j'ai vite adoptée et que je conseille
vivement à n'importe quel malade de sarcomes. Ne soit pas
un patient passif, soit un patient actif. J'emprunte ces termes
au docteur Harold Benjamin, fondateur de la communauté "Wellness"
(que je recommande vivement). Soit actif dans ton combat pour la
rémission. Prends conscience que tu es la seule personne
responsable de ta santé. Réalise que les médecins
et les traitements sont seulement des outils et que tu es le guérisseur.
Pose les questions que tu souhaites et demande les spécialistes
du sarcome que tu désires. Visualise tes défenses
immunitaires, la chimio, les rayons détruire les cellules
cancéreuses. Imagine-toi ce que tu veux faire dans cinq,
dix ans et visualise le tous les jours et toutes les heures. Et
à chaque moment, fais ce que tu veux faire dans l'instant.
Je dis cela sans tenir compte de ton pronostic, parce qu'à
la fin, c'est cette approche qui ne maximisera pas seulement tes
chances de survie mais aussi, plus important, ta qualité
de vie. Ne te considères pas comme une victime du cancer,
considère-toi comme un vainqueur du cancer. Ne te prépares
pas pour le pire à venir, prépare toi pour le meilleur
à venir. Prépare toi à vivre.

T. H.
A l’âge de 20 ans, ma vie avait été sans
heurts, rarement confrontée à l’adversité ou
aux difficultés. J’étais étudiant à
l’université de Berkeley en Californie.
J’étais sûr de moi, élégant et
athlétique. Sans être trop concerné par mon
apparence, je savais que j’avais un physique agréable.
Mais durant mon année d’étude, sur une
période de plusieurs semaines, plusieurs personnes m’ont
demandé ce qu’il y avait sur mon nez. J’ai
finalement pris conscience d’une bosse poussant contre ma narine
droite, mais ça ne semblait pas être grand chose.
J’ai juste supposé que ça partirait. Voyant que ce
n’était pas le cas, j’ai pris rendez vous chez un
médecin qui a proposé une biopsie.
Il
se trouve que j’avais une tumeur – un fibrosarcome rare.
Malgré la masse qui avait été retirée
durant la biopsie, mon médecin m’a dit qu’il
fallait une autre opération pour retirer les cellules malignes
restantes. Je n’étais pas apeuré, mon sentiment
sur la situation était que je n’avais pas trop à
m’inquiéter. La procédure s’avérait
être mineure. Avec seulement quelques sutures le long de mon
nez, je suis retourné en classe ressemblant à quelqu’un
qui s’était battu avec quelqu’un d’autre,
rien de plus.
Mais
six mois après, j’ai découvert une nouvelle
boule qui grossissait dans la portion inférieure de ma narine
droite. Ensuite, j’ai senti des picotements dans ma joue.
Des visites auprès de nombreux spécialistes ont confirmé
que ma tumeur précédente s’était régénérée
en une malignité menaçant ma vie, et potentiellement
destructrice pour mon visage. Mon docteur m’a dit que je pourrais
perdre la moitié de mon nez et de ma lèvre supérieure,
et peut-être mon œil droit, mais que sauver ma vie était
son principal objectif. J’ai pensé que j’étais
trop jeune pour mourir, mais la prise de conscience que je pourrais
être défiguré était dévastatrice.
Après la première opération,
je me suis réveillé avec une greffe de la peau sur
mon visage : elle était prélevée à
partir de mon épaule et de ma poitrine. La moitié de mon
nez et de ma lèvre supérieure était partie, le
muscle et l’os de ma joue droite avaient été
excisés, et six dents et une partie de mon palais avaient
été retirées. Mon médecin m’avait
seulement promis qu’il me rendrait « sortable » avant
que je quitte l’hôpital.
Quand
je suis parti de l’hôpital, j’ai remarqué
des adultes qui me regardaient fixement et des enfants me pointant
du doigt, et quelquefois en rigolant. J’ai réalisé
que ma chambre d’hôpital m’avait protégé.
En dehors, j’étais exposé et vulnérable.
Comment allais-je faire face au monde ? J’étais sensible
à ce que les gens pensaient de moi. Je me rappelais avec
plaisir les regards admiratifs que j’avais reçu en
tant qu’ « ancien Terry », et j’étais
pétrifié de la réaction que j’aurais
pour le « nouveau Terry ».
Après les quelques mois suivants, j’ai rencontré
plusieurs vieux amis et connaissances. Leurs commentaires et leurs
réactions quelquefois involontairement négatifs ont
laissé en moi une trace indélébile. Au sommet
de ce que les gens disaient, la radiothérapie a commencé
à réduire les tissus de mon visage, amplifiant ma
difformité. Mon estime de moi-même s’enfonça
plus bas que je pensais qu’il en fût possible. Je me
suis trouvé constamment à chercher du réconfort
auprès des gens – est-ce que mon apparence les ennuient
? Qu’est-ce qu’ils voient ? Est-ce qu’ils m’aiment
? Comment pourraient-ils m’aimer ?
Cinq
ans après et au bout de vingt tentatives de reconstruction
de mon visage, je fais face encore à cette insécurité.
Lorsque
je suis allé à ma dernière opération
de reconstruction, j’ai rencontré une femme qui était
aussi traitée à l’hôpital. Nous avons
commencé à nous rencontrer. Un jour, après
l’avoir interroger, pour la énième fois, sur
ce qu’elle éprouvait vis à vis de mon apparence,
elle a ébranlé mes convictions. Le plus gros de mon
problème, me confia-t-elle, n’était pas mon
apparence physique, mais mon manque d’assurance émotionnelle.
Son honnêteté m’a aidé à réaliser
que la chirurgie ne devait pas occasionner des blessures morales
qui devenaient des éléments bien plus défigurants
que l’apparence de mon visage.
J’ai
commencé à examiner le problème à l’envers.
Le support de ma famille et de mes amis, la prière et la
prise de conscience que mes blessures étaient plus profondes
à l’intérieur qu’à l’extérieur
ont renforcé mon esprit et la confiance en moi-même.
Je suis devenu volontaire dans la communauté « wellness
», une organisation offrant espoirs et aides aux malades du
cancer et à leurs familles.
Aider
les autres me semblait être la meilleure des thérapies.
J’ai commencé à me sentir mieux quand j’ai
réalisé que je pouvais briser la spirale, et espérer
faire face au cancer. Le temps est fini où je ressentais
de la douleur en étant exclu.
Peut-être
que je serais toujours un exclu, mais ça ne me fait plus mal.
D’une certaine manière, je suis reconnaissant pour
ce que je suis aujourd’hui – plus fort et plus sage
que je ne l’étais avant le cancer.
Nous
combattons tous nos manques d’assurance d’une manière
ou d’une autre. Pour moi, ça a pris une dimension dramatique
– quelque chose qui m’entraînait dans le fonds
de l’estime de soi – pour réaliser que les blessures
de la bataille sont ce qui rend les gens intéressants, ce
qui rend les gens sages, ce qui fait que les gens sont sensibles
à la valeur de la vie, ce qui nous prépare à
l’inévitable adversité qui nous attends. Mon
cancer et ma défiguration m’ont appris une des leçons
importantes de la vie : c’est notre esprit intérieur
et non notre apparence extérieure qui constitue l’âme
humaine.
Quinze
ans après, je reste libéré du cancer. J’ai
accompli beaucoup de choses personnelles et professionnelles. Marié
à une femme extraordinaire et d’un grand soutien, je
suis vraiment content de moi. Je ne me suis pas recroquevillé
sur moi-même et je n’ai pas baissé la tête.
En fait, je ne pense même pas à mentionner ce qui m’est
arrivé lorsque je rencontre des gens. Peut-être qu’ils
se questionnent ou peut-être pas.
Terry
Healey est un consultant marketing qui habite la baie de San Francisco.
Il a aussi écrit un livre sur le combat contre le cancer
et la défiguration « At Face Value: My Struggle With
A Disfiguring Cancer » qui est sorti en Juillet 2001 et disponible
sur le site de Terry Healey http://www.at-face-value.com. Vous pouvez
contacter l’auteur à l’adresse : terry@at-face-value.com

S.C.
Juste
avant le jour de la thanksgiving en 1998, j’ai remarqué
une boule sur mon index gauche. Ca ne me gênait pas réellement
, sauf quand j’utilisais le bouton d’arrêt dans
le bus. La boule est restée à la même taille jusqu’à
Noël. Ensuite, c’est devenu un peu endolori, un peu plus
large, mais ça ne me faisait pas encore mal. Au milieu du
mois de Janvier, j’ai constaté que mon doigt semble
être « tordu », et j’ai pensé que
je devrais voir un docteur. Bien sûr, je ne pouvais avoir
le rendez-vous qu’une autre semaine. Le médecin a pensé
que ça pouvait être une infection, et il a décidé
de me donner des antibiotiques. Cinq jours après, le doigt
est devenu enflé, rouge et douloureux au contact. Je suis
allé voir un chirurgien général pour une aspiration.
Heureusement, il a regardé et il m’a dit qu’il ne
se sentait pas compétent pour faire cette opération,
et il m’a envoyé vers un chirurgien de la main. Le
médecin a décidé de faire une biopsie. Je suis
revenu la semaine d’après (Février), et j’ai
su que c’était sérieux quand je l’ai entendu
dire qu’il n’avait jamais vu une chose pareille au cours
de l’opération. La semaine suivante, il m’a donné
les nouvelles ; un leiomysarcome (LMS). J’ai fait des recherches
et je suis revenue discuter des alternatives. Comme il n’y
avait pas de possibilités de faire une exérèse
avec des marges sûres, nous avons choisi l’amputation.
J’ai eu un scanner de la poitrine à ce moment qui était
net. Après la chirurgie, un autre scanner a montré
13 métastases dans les poumons. J’ai vu un oncologue
qui m’a fixé une consultation avec un spécialiste
du sarcome et nous avons décidé d’entamer une
chimiothérapie à base de mesna, d’adriamicine,
d’ifosfamide et de DTIC. J’ai fait 5 cycles et ça
fait deux ans que tout va bien. J’en suis à un contrôle
tous les six mois.

G.
A.
Octobre
2000, j’étais assise devant mon ordinateur et lorsque
j’ai mis mes mains sur mes cuisses pour les pousser et les
lever, j’ai remarqué une grosseur sur le haut de ma
cuisse gauche. Le moins qu’on puisse dire, c’est que
j’étais surprise par sa largeur. C’était
mou quand ma jambe était détendue, et ça devenait
dur lorsque je la fléchissais, si bien que j’étais
troublée par ce que ça pouvait être. J’en
ai parlé à mon mari et à ma mère pour
avoir des conseils. Je cherchais autre chose en fléchissant
et en allongeant la jambe - comme une blessure que j’aurais
pu avoir en faisant quelque chose - mais c’était totalement
indolore. Je n’avais pas non plus fait d’efforts ou
d’exercices, parce je venais d’avoir un bébé
4 mois plus tôt. J’ai finalement appelé une «
infirmière conseillère » d’un service
hospitalier local dans lequel des infirmières prenaient les
appels de personnes qui avaient des questions médicales.
J’en ai parlé à une infirmière qui m’a
demandé si j’avais cogné ma jambe, j’ai
répondu non et j’ai finalement eu son avis : «
mettre de la glace sur la grosseur et voir si la bosse disparaissait
». Je n’en croyais rien parce que je n’avais rien
fait d’autre que de m’asseoir devant mon ordinateur
ou de monter et descendre mes escaliers.
J’ai décidé d’appeler mon médecin
traitant le jour suivant, et j’ai eu le droit de le voir. Il
était perplexe. Lui et son assistante m’ont dit, après
un examen, que j’avais une déchirure d’un muscle
qui provoquait son gonflement. Je me suis dit que ça ne pouvait
pas être vrai, je n’avais rien fait qui pouvait déchirer
un muscle. Il m’a demandé si j’aimerais avoir
un autre avis, et j’ai répondu « Je retourne à
la maison et j’y réfléchis ». J’ai
discuté avec mon mari au retour à la maison et je
lui ai dit que je ne croyais pas au diagnostic, il était
pour que j’aille voir un autre docteur. J’ai rappelé
mon médecin traitant en lui demandant d’être
envoyé chez un orthopédiste, et j’ai eu un rendez-vous
dans la semaine. Il m’a prescrit une IRM, et je suis allée
à l’hôpital une semaine après. J’attendais
les résultats et finalement un coup de téléphone
du docteur Yeakly est arrivé. Il m’a dit que le radiologue
avait regardé mon IRM et qu’il pensait que ça
pouvait être un Schwanome. Comme le docteur Yeakly n’avait
pas l’habitude de traiter ce genre de pathologies, il m’a
dit qu’il m’enverrait sur un docteur au centre médical
dans l’Omaha. Je lui ai demandé si c’était
un cancer et il m’a répondu « Ca pourrait l’être,
nous ne pouvons pas le dire ».
Je suis allé voir le médecin qu’il m’avait
conseillé, le docteur Neff, qui est un spécialiste
du Sarcome au centre médical du Nébraska, comme je
l’apprendrais plus tard. Il a effectué une biopsie
dans la cuisse et j’ai attendu DIX interminables jours mes
résultats, et lorsque je suis revenue pour la visite du 10
Novembre, j’ai appris que j’avais un liposarcome. Je
n’ai pas réalisé sur le moment à quel
point la maladie était sérieuse, mais dés que
je suis retournée chez moi, j’ai immédiatement
surfé sur le web pour trouver les réponses à
toutes mes questions. J’ai contacté toute ma famille,
leur ai donné les nouvelles et j’ai essayé de
répondre à autant de questions que je pouvais.
Le début de la radiothérapie était programmé
en Janvier, et je suis passée par cinq semaines de traitement
durant lesquelles je faisais 160 kms par jour. J’ai eu finalement
mon opération chirurgicale le 02 Mars. Je suis restée
à l’hôpital durant 5 jours, puis j’ai marché
avec des béquilles durant deux autres semaines, et ensuite
avec une canne jusqu’à ce que ma jambe soit assez forte
pour se mouvoir sans appui. La thérapie m’a aussi beaucoup
aidé à me rétablir. Avant la radiothérapie,
j’avais une tumeur de grade intermédiaire et qui était
de la taille d’un pamplemousse, après les séances
elle avait considérablement diminué. Le docteur Neff
m’a dit que les marges paraissaient bonnes, et que l’étape
suivante serait d’effectuer un contrôle dans trois mois,
voilà mon histoire.
Je fais régulièrement mes contrôles tous les
quatre mois (IRM et radiographie) ainsi qu’un scanner du corps
une fois par an. J’ai une tâche sur mon poumon gauche
: ils pensent que c'est une zone cicatricielle issue d’un
gros rhume, elle n’a pas grossi depuis mes derniers contrôles
(Dieu merci), et j’ai aussi un point sur mon poumon droit dont
ils ne peuvent pas dire ce que c’est. Il disent qu’il
n’y a pas de calcification, et que ça pourrait être
donc n’importe quoi, y compris des métastases, mais
c’est trop petit pour le dire. Je vais à mes prochains
tests en Mars et nous saurons (avec un peu de chance) si je serais
de nouveau « en guerre ». Vous ne pensez pas qu’une
maladie aussi cruelle puisse vous arriver à un âge
aussi jeune (29 ans), mais quand cela arrive, vous gérez du
mieux que vous pouvez. Cela change profondément votre regard
sur la vie, sur les gens, sur la religion, sur le monde, et vous
ne voyez PLUS JAMAIS les choses comme avant.
Je suis une mère de trois enfants : Michaela (9 ans), Jameson
(2,5 ans), Aaron (16 mois). J’étais mariée seulement
depuis 3 ans avant ce mois d’Octobre à un homme merveilleux
qui m’a été d’un soutien sérieux
dans cette incroyable histoire.
Ce cancer est peut être inconnu de la plupart des gens, mais
je le connais trop bien et je ne le laisserais pas me vaincre !
Je me cramponne à ce que j’ai aujourd’hui, et
je le chéris plus que personne ne saurait le faire.
Une de mes camarades de classe à l’université
m’avait écrit ceci pour l’utiliser dans un de
mes dossiers « la vie que tu as mené n’est pas
nécessairement la vie dont tu as…rêvé
» et je l’ai, cinq ans après, encore accroché
sur mon ordinateur.

S.
L.
Bonjour
et bienvenue sur le site « alliance sarcome ». Mon nom
est Suzanne Leider. Je suis la fondatrice et la présidente
de l’alliance, et une survivante de 8 ans du sarcome. Ma vie
avec le cancer a commencé en 1992 quand on m’a diagnostiqué
un sarcome synovial dans la cuisse droite.
Quand j’avais 25 ans, je courrais fréquemment et un
jour, j’ai remarqué des sensibilités dans ma
cuisse droite. Ne croyant pas que ça puisse être autre
chose de plus qu’un froissement musculaire, j’ai géré
cet inconfort en réduisant le running, le stretching et en
prenant occasionnellement un Advil®. La douleur ne diminuait
pas et une boule commença à apparaître à
l’endroit de la douleur. A ce moment, j’avais juste
fini l’école d’infirmière, et je travaillais
dans mon premier poste d’infirmière inscrite. Je savais
au fond de moi que je devais contrôler cette grosseur si bien
que je suis allée voir un chirurgien orthopédiste,
et j’ai effectué des tests pour savoir ce que cette
masse pouvait être. Après une radiographie, des tentatives
d’aspiration et une IRM, j’ai eu une biopsie chirurgicale.
Après des jours épouvantables d’attente, j’ai
reçu un appel de mon chirurgien qui me demanda expressément
de prendre un rendez-vous avec un oncologue orthopédique
qui pourrait m’en dire plus sur les résultats de la
biopsie « maligne ».
Deux
semaines après mon diagnostic, j’ai subi une opération
chirurgicale de ma cuisse droite. J’ai enchaîné
avec des séances de radiothérapie que je prenais sur
l’heure du déjeuner au travail. J’ai maintenu
mon niveau d’activité professionnelle et sociale, et
j’ai récupéré rapidement physiquement.
Emotionnellement, j’étais en territoire inconnu et
je me battais avec des pensées étranges et terrifiantes.
Mes visions de jeunesse sur ma vie se volatilisaient à tout
jamais. Ma vue de la vie et de l’avenir à long terme
a été brisée, et j’ai eu besoin de donner
du sens à cette nouvelle réalité. Avec le soutien
de ma famille et amis, j’ai commencé le parcours douloureux
d’envisager la vie avec le cancer.
Depuis mon premier diagnostic, j’ai eu quatre récidives
de métastases. Après quatre ans de vie sans cancer,
une lésion était trouvée dans mon poumon droit
lors d’une radiographie de contrôle. Après délibération,
j’ai une thoracotomie (opération chirurgicale) pour
retirer la lésion, et j’ai suivi quatre cycles de chimiothérapie
(deux d’ifosfamide, deux d’adriamicine). Une fois encore,
j’étais confrontée mentalement au cancer et
pour la première fois, j’étais face à
ma propre mort.
Neuf petits mois après, j’étais confrontée
à des douleurs intenses et terrifiantes dans la poitrine qui me
réveillaient la nuit, et qui étaient des
métastases. Cette fois, il y avait deux tumeurs dans la
plèvre. On m’a dit qu'elles étaient
inopérables à cause de la localisation
et de la taille : le pronostic était très mauvais. Mon spécialiste
et l’encadrement hospitalier m’ont rassuré en
disant qu’il me garderait aussi confortablement que possible.
Néanmoins, je n’étais pas encore prête
à abandonner la bataille. Une fois encore, j’ai creusé
dans la recherche et trié activement selon mes opinions médicales.
J’ai choisi des doses massives de chimiothérapie (ifosfamide)
et avec beaucoup d’appréhension, j’ai commencé
4 mois brutaux de traitement. La chimiothérapie a réduit
mes tumeurs à une taille opérable, et je suis allée
faire une autre thoracotomie pour enlever la tumeur résiduelle
en même temps qu’une côte et du tissu pulmonaire.
La chirurgie était extrêmement douloureuse, mais payante…
le cancer était tué à 99 % par la chimiothérapie.
J’ai ensuite suivi cinq semaines de radiothérapie.
Après presque six mois de fatigue et de douleur, je me suis
sentie plus forte, puis je suis retournée travailler à
temps partiel et j’ai commencé une vie épanouissante.
En décembre 1998 et Février 1999 j’ai eu deux
récidives supplémentaires, des métastases dans
le poumon droit et la plèvre. Je suis allée à
deux opérations supplémentaires difficiles avec encore
de la chimiothérapie et de la radiothérapie. Au moment
où j’écris, je suis en bonne santé et
je profite d’une période relativement calme de ma vie.
J’ai pris la décision de rechercher des thérapies
complémentaires pour booster mon système immunitaire.
J’utilise la médecine Chinoise, le yoga et la méditation
pour aider mon esprit à trouver la tranquillité, me
centrer sur moi même et vivre chaque jour d’une manière
résolument réfléchie. En plus, mon engagement
pour aider les gens face au sarcome a apporté un nouveau
sens et de la vigueur à ma vie. J’ai fait plusieurs
découvertes précieuses à travers mes expériences
avec le cancer. Ma vie et mes relations ont pris un nouveau sens.
Je raconte mon histoire non pas parce que je suis la seule qui lutte
contre la cancer, mais parce que nous avons besoin de partager nos
expériences de vie avec le cancer. Bien trop de personnes
ont des combats similaires et même plus forts avec la maladie.
Je crois que nous pouvons apprendre tellement des autres. En partageant,
nous guérirons.
Pour terminer, j’aimerais faire passer deux messages qui peuvent
profondément influencer la vie d’un malade du cancer.
Le premier, pour ceux qui ont un diagnostic de cancer, c’est
de respecter vos rendez-vous de suivi et de contrôle. Jusqu’à
ce qu’il y ait un traitement, je crois que la détection
précoce est essentielle dans le combat contre la cancer.
Ne perdez pas votre vigilance vis à vis des contrôles
et parler en avec votre spécialiste. Le deuxième message,
ne succombez jamais à la croyance que votre vie est en suspens
parce que vous avez un cancer ou que le cancer définit ce
que vous êtes. S’efforcer de vivre et de s’épanouir
au beau milieu du cancer !

M.P.
Mon nom est Marisa Petroro et on m'a diagnostiqué un
rhabdomyosarcome (RMS) un mois avant mon 19ième anniversaire.
Une tumeur a grossi dans la masse musculaire de mon avant-bras droit.
J'ai subi un an de chimiothérapie et de radiothérapie
sous la surveillance d'un oncologue vraiment formidable, le Dr Michael
Harris, à l'institut "Tomorrow's Children's" à Hackensack
dans le New Jersey. Je suis honorée et fière de dire que
je suis en rémission depuis 13 ans. Avant, j'étais
embarrassée par ma cicatrice de cathéter à la
poitrine, et par ma longue cicatrice sur le bras. Néanmoins,
maintenant, je les porte fièrement comme des marques de survie.
Lorsque j'ai été diagnostiquée, le Dr Harris m'a
donné un calendrier et un feutre. Il m'a dit "tu vas prendre
ceci un jour à la fois". Et je l'ai fait. J'ai coché
chacun des jours comme ils venaient, bon ou mauvais, tout au long de
l'année. A cette période, j'habitais sur le campus de
l'université de Rutger, et j'avais dû quitter
l'école pour entreprendre la lourde chimiothérapie que
j'allais recevoir. D'une manière ou d'une autre, j'ai pris
ça avec une attitude positive. Mais ne te laisses pas duper.
J'ai eu mes journées lorsque que je pensais que je suffoquerais
jusqu'à mourir avec mes propres larmes. Toutefois, avec l'aide
de ma famille, des médecins et d'un ami incroyable, j'ai
toujours fini avec un sourire sur mon visage.
Après avoir été diplômée de
l'université Kean avec un BS de marketing, j'ai fait mes bagages
et je suis allée à Los Angeles pour poursuivre mon
rêve de devenir actrice. Je me sens complètement heureuse
d'avoir fait ce que j'aimais vraiment.
Actuellement, j'essaie de trouver dans la région de Los Angeles
des adolescents, des âmes fortes avec un rhabdomyosarcome qui
aimeraient être informés. La prise de conscience de
l'existence du RMS à travers un film a toujours
été un de mes objectifs. C'est une offre de projet, mais
j'ai la foi que cet objectif se réalisera un jour.
(traduit de http://www.cancerwarriors.org)
(Son site est ici : http://www.marisapetroro.com)

B.G.
Becky Greenway, une mère âgée de 29 ans avec deux
enfants, a un sourire qui pourrait illuminer les coins les plus sombres
d'une pièce plongée dans la pénombre.
"Son sourire joyeux est un signe extérieur de force, d'une femme
affirmée qu'elle est devenue pendant son combat contre le
sarcome qui a débuté lorsqu'elle avait 17 ans " raconte
sa mère, Jackie Fuller. "Elle semble n'avoir rien, mais elle a
des pensées positives" dit J. Fuller. "Elle regarde vers
l'avenir et pas derrière elle". Ces jours-ci, Becky Greenway a
de quoi sourire : plus de 12 ans se sont écoulés depuis
qu'elle a été diagnostiquée d'un sarcome alors
qu'elle était lycéenne. Son cancer est parti et elle est
considérée comme guérie. "Après 10 ans
(sans récidive), ma chance d'attraper un cancer de nouveau est
la même que n'importe qui" dit-elle. Becky Greenway a un talent
pour accentuer le positif, et elle était optimiste et gaie lors
de son long combat contre un cancer de l'os qui incluait un mauvais
diagnostic au départ : plus d'une douzaine d'opérations
et un joint artificiel pour remplacer son genou gauche. Remontée
dans la petite ville de Snohomish, Becky Greenway profite maintenant de
la vie en tant que mère au foyer à Marysville, environ 30
miles au Nord de Seattle, avec son mari Doug, un électricien et
leurs deux jeunes enfants, Madisen, 4 ans et Kylar, 1an. La jambe
gauche de B. Greenway a commencé à lui faire mal lors de
son année de première au lycée. Les sarcomes
peuvent être difficiles à diagnostiquer et elle se
rappelle qu'un médecin a dit à sa mère que
c'était des douleurs de croissance. On lui a donné des
médicaments anti-inflammatoires, elle était avec des
béquilles, elle a même eu des radiographies de sa jambe,
mais les médecins qui les ont lues n'ont jamais vu la tumeur
grossir en dessous de son genou gauche. Finalement, après 6
mois, sa mère a amené les radios à un chirurgien
orthopédiste dans l'Everett, Dr. Brian Hallgarth, qui a vu la
tumeur immédiatement. Le Dr. Hallgarth est au Centre
Médical Régional Hospitalier des enfants.
Là, elle a vu le Dr. Ernest U. Conrad - connu sous le
surnom de "Chappie" (petit gars en Anglais) par ses patients et leurs
familles - qui est maintenant à la tête d'un service de
sarcomes. "Si mon médecin avait été quelqu'un
d'autre que "Chappie", dit Mme Greenway, "ma jambe aurait
été amputée immédiatement". Son cancer est
une combinaison de sarcome d'Ewing et d'ostéosarcome à
petites cellules du tibia en dessous de son genou gauche. "C'est
inhabituel d'avoir un type hybride" déclare Dr. Conrad.
Jusqu'à assez récemment, tout le monde avec un cancer
osseux avait le membre d'amputé, mais le service du Dr. Conrad
et des organisations parentales proposaient des techniques de
résection limitée de membre qui consistait à
remplacer la partie de l'os malade soit par un joint artificiel, soit
par des prélèvements d'os de donneurs. Le Dr. Conrad
utilisa cette technique, expérimentale à l'époque,
à Mme Greenway. Elle a eu des mois de chimiothérapie
avant la chirurgie et le remplacement de la partie de l'os malade par
un prélèvement d'os d'un donneur. A cause de
problèmes avec son 1er implant, un an après, le Dr.
Conrad remplaça le genou entier par un joint artificiel. Mme
Greenway était heureuse d'avoir fini de grandir au moment de son
traitement. Mme Greenway ne se rappelle pas beaucoup de ces jours. "Je
ne me rappelle pas des trois premiers mois" dit-elle. "Je ne
m'inquiétais pas de ma survie. Je n'ai pas réalisé
la gravité de ça, c'était juste un brouillard".
Mme Greenway dit qu'elle se rappelle que la chimiothérapie
était dure. "Je vomissais pendant une heure tous les jours mais
après les 5 premiers mois, j'ai changé ma manière
de penser. J'ai commencé à imaginer la chimio comme une
amie, comme quelque chose qui pouvait m'aider à survivre". Mme
Fuller se rappelle que sa fille était extrêmement malade
avec la chimiothérapie. B. Greenway allait et revenait de
l'hôpital pour la chimiothérapie et des opérations
chirurgicales durant une période de 14 mois. Mme Fuller dit que
le Dr. Conrad et son équipe ont aidé la famille
entière, les 3 autres enfants et son mari Rick, à faire
passer le traitement de Mme Greenway. "Il est le meilleur, nous
l'adorons" dit-elle du Dr. Conrad. "Ils étaient tellement
à la hauteur et si merveilleux envers Becky et la famille
entière". "Aussi terrible que ce nous avons eu à subir
avec tout ça, ils ont rendu la situation supportable". La
plupart du traitement reçu par Mme Greenway provenait d'essais
cliniques. "On traite la plupart des enfants avec des essais,
contrairement aux adultes" dit le Dr. Conrad. Mme Fuller dit qu'elle a
reconnu la nécessité pour sa fille d'être
traitée avec un essai clinique. Mais c'était très
dur de l'accepter au début. "Vous voulez plus garanties",
dit-elle. "Vous voulez quelque chose de plus solide qu'un taux de
guérison de 65%". Dr Conrad a soigné Mme Greenway il y a
plus de 12 ans maintenant, dans un premier temps au centre des enfants,
puis au centre médical de l'université de Washington. Mme
Greenway est une combattante aguerrie : elle a eu un total de 13
opérations à l'hôpital des enfants et trois au
centre médical de l'université de Washington, avec
à chaque fois le Dr. Conrad comme chirurgien. "Certaines de ces
opérations étaient des procédures mineures
effectuées sur le joint artificiel" dit le Dr. Conrad. Son
opération la plus récente, en Décembre, consistait
à remplacer le ciment tenant l'implant, qui se fragilisait. "Je
n'ai quasiment pas eu de douleurs et j'étais vraiment
emballée" dit Mme Greenway. Elle dit que son genou gauche
semblait différent de l'autre jambe et qu'il n'est pas aussi
fort. "Elle n'a pas été encouragée à faire
de longues promenades car trop d'effort allait user le joint plus
rapidement. Toutefois, habituellement, Mme Greenway dit que la jambe
l'amène là où elle veut aller. "Je ne veux rien
manquer avec ma famille donc je fais ce que je veux faire" dit-elle.
Cela inclue la natation à la piscine ou à la plage avec
son fils aîné. Avoir un cancer dit Mme Greenway "t'apprend
à apprécier chaque chose que tu possèdes".
Janvier 2004.
http://www.seattlecca.org/patientsandfamilies/adultCare/clinicalProgs/sarcoma/SomethingtoSmileAbout.htm

M. W.
Mon nom est Michael W. Je suis un bibliothécaire Allemand vivant
dans le Sud-Ouest de l'Allemagne, près de la base
Aérienne Américaine de Ramstein. En 1989, on m'a
découvert un liposarcome à l'intérieur de ma
cuisse droite. J'ai écrit un exposé de ma maladie. Les
évènements de l'été 1989 qui allaient
changer pour toujours ma vie et mon apparence sont gravés dans
ma mémoire. Je me rappelle d'eux aussi nettement que s'ils
avaient eu lieu hier.
Jour J (jour du diagnostic)
Vendredi 28 Juillet 1989
Je venais juste de rentrer chez moi après le travail et
j'étais en train d'entrer dans un merveilleux week-end
d'été. Alors que je changeais mes vêtements et que
je me trouvais debout en face d'un miroir, j'ai remarqué une
grosse bosse dans ma cuisse gauche. Assez étrangement, la
première pensée qui m'ait traversée l'esprit
était : j'espère seulement que je vais garder ma jambe.
[En fait, vingt jours après, cela allait se produire]. J'avais
déjà assisté à la mort d'un oncle et d'une
tante d'un cancer ; à cause de ces évènements,
j'avais déjà perdu mon ignorance médicale. C'est sans doute pourquoi l'idée que ce gonflement puisse
être bénin ne s'est jamais présentée
à moi.
Jour J+3
Lundi 31 Juillet 1989
Arrivée à l'hôpital général de
Landstuhl. Les examens standards comme la radiographie et
l'échographie ont confirmé la suspicion d'un sarcome.
J'étais conscient de ce que le dictionnaire médical
Allemand disait sur tous les types de sarcomes :
Taux important de récidives locales,
Tendance à métastaser rapidement.
La pensée qu'à tout moment, une cellule cancéreuse
pouvait quitter la tumeur primitive et voyager à travers le
courant sanguin pour s'installer dans d'autres parties du corps - comme
une micrométastase - était constamment dans mon esprit et
me rendait plutôt fou. J'ai conclu rapidement qu'il y avait
seulement une méthode sûre à 100% d'empêcher
la tumeur de se diffuser : l'amputation (Note du traducteur : Cette
méthode est loin d'être efficace à 100%. En effet,
au moment de l'amputation, des cellules de la tumeur cancéreuse
peuvent s'être déjà détachées et installées ailleurs par le courant sanguin ou les
voies lymphatiques. Particules de quelques millionièmes de
mètres et donc indétectables avec n'importe quelle
technique d'imagerie médicale, mais occasionnant des
années après des masses détectables nuisibles pour
les organes vitaux). Je l'ai dit au médecin et il était
d'accord avec moi. Finalement, le chef du département
radiographie a personnellement vérifié mes poumons
à la recherche de signes de métastase. Heureusement, il
n'y en avait aucune.
J + 7
Vendredi 4 Août 1989
Consultation au Département Oncologie et chirurgie à la
clinique universitaire de Heidelberg, l'institution médicale la
plus renommée en Allemagne.
J+10
Lundi 7 Août 1989
Mon médecin qui me suit habituellement est revenu de ses
vacances d'été. Il a regardé ma tumeur, pris des
bouquins de médecine sur l'étagère, il a
cherché quelque chose et m'a conseillé soudainement :
débarrasser vous de la jambe aussi vite que possible. Il
avait confirmé ma conclusion.
J+13
Jeudi 10 Août 1989
Admission à la clinique universitaire d'Heidelberg. Il y avait 3
médecins âgés et 2 assistants plus jeunes dans la
salle d'observation. Plusieurs collègues, dont le chef du
département, étaient partis en vacances
d'été. C'était la période de pointe des
vacances durant la saison. Des examens supplémentaires ont
suivis, comme l'IRM et finalement une biopsie. Avec tout ce stress, je
ne me rappelle pas du résultat. C'était supposé
être un type rare de sarcome. L'analyse anatomo-pathologique de
la biopsie, néanmoins, identifiait la tumeur comme étant
un liposarcome. A ce moment, j'étais perplexe, car les experts ne
semblaient pas être capables de se mettre d'accord sur le type de
sarcome. Aujourd'hui, je sais que ces
résultats semblent indiquer que la tumeur n'était PAS
bien différenciée. La taille, à propos,
était de 7,5 x 10 cm. Nous n'avons pas discuté des
détails comme le grade de la tumeur. Les médecins ont
décidé d'exécuter un technique appelée
compartimentectomie, c'est-à-dire de retirer le groupe
musculaire entier atteint. Néanmoins, il y avait quelques
problèmes : la tumeur était trop proche de la veine
fémorale principale et donc une greffe de veine était
nécessaire, qui tour à tour :
* Excluait la radiothérapie,
* Me forçait à débuter un traitement à vie
avec des anticoagulants (pour prévenir les thromboses) , avec
des effets secondaires à long terme négatifs comme celui
de me rendre artificiellement hémophile!
* Une obstruction de la greffe pouvait éventuellement rendre l'amputation inévitable.
Une date pour la chirurgie était fixée. Chose curieuse,
jusqu'à ce moment, personne n'avait mentionné l'option de
l'amputation. J'arpentais nerveusement les couloirs lorsque le Dr. F.
s'approcha de moi et dit : bien, maintenant vous avez tous les
éléments nécessaires et vous pouvez prendre une
décision éclairée. Bien que j'étais
naturellement abasourdi dans un premier temps, ça ne m'a pas
pris longtemps pour retrouver mon sang-froid et demander : vous voulez
dire le choix entre la compartimentectomie et l'amputation ? Il dit :
oui et j'ai immédiatement répondu : d'accord, je choisis
l'amputation. Le Dr. F. devait avoir lu dans mon dossier de Landstuhl
que j'avais considéré moi-même l'option de
l'amputation, et à ce jour, je suis convaincu qu'il a
essayé de me pousser. Vraiment agité de cette soudaine
tournure des évènements, j'ai appelé ma
femme pour lui dire ma décision. Retour dans la salle :
l'équipe complète de 5 chirurgiens. Ici, j'étais
un profane, défendant ma décision contre l'opinion de 5
chirurgiens de l'une des institutions médicales la plus
renommée en Allemagne. En fait, ils étaient vraiment
gentils et ont écouté jusqu'au bout mes arguments. Je
dois reconnaître qu'ils ont voulu sauvé ma vie ET ma
jambe. J'étais déterminé à sauver ma vie.
Ils étaient convaincus que l'amputation ne ferait pas de
différences, qu'elle n'augmenterait pas mes chances de survie,
tout comme il n'y avait aucun moyen de dire si la tumeur avait
déjà diffusé dans les poumons. Je leurs ai
dit que mon problème principal - pour le moment du moins -
était d'empêcher une récidive locale et à
cette fin, de retirer la tumeur primitive radicalement et totalement, ce
que SEULEMENT une amputation pouvait garantir. Ils ont
réalisé ma détermination et ont finalement
fléchi. Après qu'ils soient partis, je suis allé
dans la pièce du Dr. F. J'ai retourné l'argument à
l'envers en lui demandant : si le risque de récidive locale
n'était pas assez consistant, vous ne seriez jamais
disposé à amputer, n'est-ce pas ? Il acquiesça.
J'ai fait quelques recherches et trouvé les statistiques
suivantes : sur 117 opérations liées aux sarcomes et
réalisées à Heidelberg entre 2001-2004, 43 (37%!)
ont été suivies de récidives locales!! Ils ont
toutefois envoyé la psychologue du centre pour avoir une
entrevue avec moi, afin d'évaluer mes motivations et ma
détermination. Je l'ai convaincu facilement en argumentant, mon
point de vue était que l'amputation était MOINS
risquée. Le soir précédant la chirurgie, un
spécialiste qui allait effectuer la désarticulation de la
hanche a présenté lui-même - et cette scène
avait certainement quelque chose d'irréel - quelques instruments
de géométrie avec lesquels il a dessiné des lignes
lourdes de sens sur ma hanche. Au moins, je pouvais être
sûr qu'ils n'amputeraient pas la mauvaise jambe, auquel cas
j'aurais perdu mon calme !!! Vous pouvez penser que ma décision
était quelque peu inconsidérée et
empressée. Je ne sentais que peu de sympathie ou de pitié
pour ma jambe, comme si elle abritait et ainsi conspirait avec un
terroriste et un assassin contre ma vie. J'avais grandi avec mon
grand-père bien aimé qui avait perdu une jambe durant la
1ere guerre mondiale alors qu'il était un jeune homme d'environ
20 ans. Son exemple a rendu ma décision plus facile à
prendre qu'elle aurait pu l'être sans cet
évènement. J'ai considéré, avec une
espérance de vie de 80 ans (espérons le), qu'il
n'était pas si mauvais, après tout, de vivre 40 ans sur 2
jambes + 40 ans sur une jambe. Si la tumeur avait été
plus petite, si elle était apparue 20 ans plus tôt, si je
n'étais pas en train de vivre un mariage stable avec ma femme,
je n'aurais peut-être pas été prêt à
sacrifier ma jambe. J'étais aussi douloureusement conscient que
le cancer pouvait avoir déjà envahi mes poumons ou tout
autre organe, rendant ainsi mon sacrifice inutile. Toutefois,
j'étais convaincu que la vie sans un membre valait d'être
vécue. Vous pouvez profiter des voyages, regarder un coucher de
soleil, écouter Handel ou Springsteen aussi bien avec une jambe
qu'avec deux. Du fait que je sois un employé d'État, j'ai
profité du privilège d'avoir une grande
sécurité d'emploi, encore plus en tant
qu'handicapé reconnu et la nature de ma profession me permettait
de continuer mon travail, qui m'était utile. Finalement, ma
connaissance approfondie de l'histoire m'a aidé à mettre
la perte de ma jambe dans une bonne perspective. Après tout, je
ne serais ni le premier ni le dernier a perdre une jambe. Après
la bataille de la Moskova (Borodino) en 1812, le célèbre
chirurgien de Napoléon 1er : Dominique Larrey a
réalisé 200 amputations en 24 heures. Et il n'y avait pas
de choses comme les anesthésiques, opiacés ou
antibiotiques !!! Je me demande comment ces pauvres vieux ont fait.
J+20
Jeudi 17 Août 1989
Chirurgie.
Trop d'entre vous, malheureusement, ont la connaissance de ce qu'on
ressent en arrivant dans le bloc opératoire avec 4 membres et en
sachant qu'on repartira avec un en moins. Quelques fois, une maladie
peut en cacher une autre. Je suis également bipolaire (note du
traducteur - maniaco-dépressif : psychose
caractérisée par l'alternance plus ou moins
régulière d'accès d'excitation maniaque et
d'accès de dépression mélancolique chez un
même sujet) depuis que j'ai 15 ans. Jusqu'ici, je ne l'avais
mentionné à personne et je suis resté non
traité. Lorsque j'ai été à l'unité
de soin intensif, je suis immédiatement entré dans la
phase d'hypomanie la plus longue de ma vie. Dieu Merci. Cela voulait
dire que les médecins et les infirmières étaient
plus que perplexes par ma manière inattendue de réagir -
au lieu d'un patient profondément dépressif - le plus
optimiste et le plus content des amputés de l'histoire de la
médecine. J'avais toujours été un amateur du
soleil et le fait que l'été et l'automne 1989
étaient extrêmement ensoleillés et chauds m'a
aidé à garder mon entrain. Heureusement que ces
évènements ne se sont pas produits en Novembre ou
Décembre, je ne sais pas comment j'aurais dissimuler la crise.
Ensuite, je suis allé dans une clinique renommée de
rééducation où on m'a équipé d'une
prothèse. En fait, après avoir mis la prothèse
pour la première fois, j'étais vraiment dépressif.
J'avais imaginé que je la mettrais et que je pouvais partir loin
avec. Ce n'était pas facile du tout, et ça a pris des mois
pour la porter. A la maison, je me déplaçais en fauteuil
roulant. En dehors de la maison, en plus de la prothèse,
j'utilisais des béquilles. Après ma chirurgie, j'ai
voyagé plus que jamais - Brésil, Chili, Argentine parmi
d'autres. Pendant les cinq années qui ont suivies, j'ai
essayé difficilement de chasser de mon esprit la menace
constante des métastases avec succès la plupart du temps.
Toutefois, à des intervalles réguliers, arrivait une
lettre de Heidelberg pour me rappeler le prochain contrôle.
Attendre les résultats était aussi angoissant qu'attendre
un verdict d'un jury. Depuis le stress psychologique de tout ça
et de mon opération, j'ai souffert du syndrome du colon
irritable (Bowel Syndrome). Je n'ai jamais su si j'aurais
survécu sans amputation. C'était un pari et je crois que
j'ai été chanceux.

Quelques extraits du forum Américain sarcoma-alliance. Le choix
des messages est totalement arbitraire. Chaque cas est
différent. Ce n’est pas parce que vous avez la même maladie que vous rencontrerez la même situation. Pour chaque maladie, il existe des histoires positives, mais aussi malheureusement tragiques. Ces
messages donnent des informations sur le ressenti, le parcours médical de
malades et de ce qu'ils peuvent traverser.
Il y a 20 mois, on
m'a découvert un sarcome à cellules claires
métastasé. L’an dernier, j’ai
eu 8 cures à hautes doses d’ifosfamide (HDI) qui ont
stoppé toute croissance. Trois mois après, des nouvelles
métastases sont apparues et j’étais mise sous
Gem/Tax, mais après deux cycles j’ai arrêté,
car les métastases pulmonaires continuaient à grossir. Le
pire effet secondaire pour moi était l’épuisement.
Je suis finalement entrée dans un essai de phase III sur
l’ET-743 le 13 Janvier, et je viens juste de commencer la
deuxième cure. Les effets secondaires sont une nausée
modérée dans les premières 36 heures, une chute
puis une
remontée des neutrophiles après 20 jours. Je prends des
piqures de Neulasta. Il n’y a pas d’autres effets
secondaires, et mes cheveux continuent à repousser. Pour la
première fois, j’ai l’impression que je peux revenir
à une vie “normale”.
Bonne chance.
Retta
J’ai intégré un essai thérapeutique de phase
II sur l’ET-743 depuis Mars 2005. Je suis dans l’Idaho, et
je reçois ma chimio toutes les 3 semaines avec une perfusion qui
dure 24 heures. C’est le traitement contre mon liposarcome qui a
métastasé. Initialement, il est apparu sur mon pied
gauche. J’ai eu deux opérations, et 4 cycles
d’adriamycine et d’ifosfamide en 1998, suivis de 10
séances de rayons. Le cancer a métastasé et depuis
j’ai 7 petites métastases dans la partie gauche de mon
thorax et une sur la colonne vertébrale que nous regardons tous
les 3 mois lors du contrôle. La bonne nouvelle est que
l’ET-743 a stabilisé leurs croissances. Mon oncologue, Dr.
Brian Samuels, m’a dit qu’on resterait avec ce protocole
aussi longtemps que je puisse tolérer les effets secondaires.
Lorsque je lui ai demandé combien de temps quelqu’un
pouvait suivre ce traitement, il m’a dit qu’il avait un
homme qui le suivait depuis 18 mois. Jusqu’ici, je reçois
du Neulasta et de l’Aranesp pour mes globules. Les trois
dernières cures ont nécessité des transfusions
sanguines, car j’étais très anémique. Je suis
institutrice en école primaire et je n’ai pas trop
manqué de jours. L’ET-743 me donne des nausées et
de la fatigue environ 5 jours, mais jusqu’ici gentiment.
Christy
Il y a deux semaines, j’ai eu un contrôle de mes poumons
qui a montré une métastase de 1 cm. Il y a deux ans,
j’ai eu une thoracotomie pour retirer une métastase
pulmonaire ; le sarcome initial se trouvait derrière mon genou.
Il était inopérable, car encapsulé autour de
l’artère, alors j’ai eu de la radiothérapie.
L’an dernier, j’ai eu deux thoracotomies de plus, sur le
côté droit pour retirer 4 métastases, et trois mois
après pour enlever 3 métastases. J’ai eu ma
première thoracotomie dans un hôpital local et les deux
suivantes à l’hôpital royal de Brompton à
Londres (un très bon centre) où la gestion de la douleur
était largement meilleure. Ca m’a pris environ 3 mois pour
récupérer de ces opérations, mais elles semblaient
être la meilleure solution.
Belinda
On m'a retiré 220 métastases des deux poumons, et
il semble y en avoir de petites nouvelles
(sarcome des parties molles alvéolaires). Je ne suis pas trop
inquiet, car je savais que ça reviendrait probablement. Toujours
prêt pour plus de chirurgie, et en attendant profiter de la vie
comme JAMAIS avant.
La crainte des rechutes ne me concerne pas. Tu sais que tu pourrais
mourir à n’importe quel moment si une voiture te percute
lorsque tu traverses la rue ou qu’une brique te tombe sur la
tête ? J’espère que tu ne t’inquiètes
pas sur ces possibilités dans ta vie. Tu regardes juste dans les
deux directions lorsque tu traverses la rue.
Garde la tête claire et joue le jeu des scanners de contrôle, etc.
Espérer le meilleur en étant prêt pour le pire.
Mon mari a 32 ans, et on lui a diagnostiqué un sarcome synovial
en Décembre 2003. Nous habitons New York, et il est traité
au Mémorial Sloan Kettering par Robert Maki (un médecin
oncologue). Sa tumeur initiale était sur la hanche droite. Il a
présenté des métastases aux poumons, colonne
vertébrale et bassin. Il a subi deux cures de chimio (ifosfamide
et adriamycine puis gemzar et taxotere) avec peu de réponse. Il
a eu de la chirurgie en Juin 2004 pour exciser la tumeur primitive et
remplacer sa hanche. Sa maladie progresse lentement, mais elle
progresse. Demain il commence un essai thérapeutique de phase II
avec une nouvelle molécule de Bayer. C’est un
médicament ciblant et inhibant une protéine
appelée RAF. Dr Maki a quelques données
précliniques qui suggèrent que l’inhibiteur RAF est
actif dans le sarcome synovial. Il recrute en ce moment pour cette
phase II à Sloan Kettering. Je suis très
intéressée par vos efforts, spécialement sur les
nouveaux traitements. Moi-même et mon mari sommes (étions)
des chercheurs contre le cancer.
Jennifer
Mon nom est Mary. J'ai eu un histiocytofibrome malin (MFH) en 1997. Je
suis sans cancer depuis presque 10 ans (Dieu soit loué ! ) http://www.seattlecca.org/patientsandfamilies/adultCare/clinicalProgs/sarcoma/SomethingtoSmileAbout.htm. J'ai eu
mon scanner de contrôle annuel Lundi dernier, et je vais voir mon
Oncologue Lundi prochain pour le rendez-vous de suivi annuel. Je me
suis inquiétée de mon examen toute la semaine (je suis
sûre que la plupart d'entre vous connaît ce sentiment), mais
je ne vais pas appeler mon médecin pour venir le voir plus
tôt. J'espère que des bonnes nouvelles arriveront. Je
m'imagine que si quelque chose n'allait pas, il m'aurait appelé,
pas vrai ? Je voulais juste dire à tout le monde qui se bat
contre ce terrible cancer qu'il y a toujours de l'espoir et des
miracles qui se produisent. Tout le monde me dit que comme
c'était il y a 10 ans, je suis guérie. J'espère
qu'ils ont raison ! (2006)
Mary.
Je m'approche du cinquième anniversaire du diagnostic d'un
dermatofibrosarcome (DFSP) sur la partie inférieure de ma
jambe gauche. Diagnostiqué en fin 2000. Je n'ai pas eu de
récidives. Ma question est à quelle fréquence
devrais-je avoir des IRM ? C'était un sarcome de bas grade, mais
les marges de sûreté étaient seulement
limitées à 1 ou 2 mm, et j'ai donc eu de la
radiothérapie après. Mon médecin a seulement
été faire une radiographie annuelle de mes poumons, et il ne
voit pas la nécessité de faire une IRM à moins
qu'il y ait un changement notable. La peau de mon tibia où la
tumeur a été retirée est très fine, et il
dit qu'il serait capable de la sentir à la palpation s'il y en
avait une.
Bonjour à tous,
A tous ceux qui sont nouveaux sur le site et qui n'ont pas lu mes
précédents messages, j'ai eu un synovialosarcome en 1991
et à partir de cette date, j'ai eu 7 thoracotomies concernant un
poumon ou l'autre. J'ai eu des cures de chimiothérapie MAID, HDI
(hautes doses d'ifosfamide), Gleevec (imatinib) et Gemzar/Tax...toutes
ont échoué. J'ai intégré une étude
sur l'ET-743 depuis maintenant Sept 2005. A ce jour, j'ai fini mon
19ième traitement (Note du traducteur 1 cycle toute les 3
semaines). Mon scanner de contrôle du 30/10 a montré que
la maladie est stable ! Je peux rester dans cette étude aussi
longtemps qu'il n'y a pas de progression de la maladie ou de
toxicité. Jusqu'à maintenant, je n'ai pas eu de
problèmes. Mes globules blancs sont contrôlés par
Aranesp (pour les rouges) et Neulasta (pour les blancs). Quelques fois,
j'ai à prendre du Neupogen pour mes globules blancs le jour
précédant la chimio. Garde la foi tant qu'il y a de
l'espoir!
Gina (11/2006)
Bonjour tout le monde,
J'ai eu un synovialosarcome en Septembre 2003 dans mon pied gauche et
des métastases pulmonaires. Après un an de traitement,
j'étais en rémission. Après un an de
rémission, j'ai rechuté. En Juin dernier, j'étais
en mauvaise forme. J'avais des difficultés à respirer et
une poitrine enflée. Il m'ont dit que mes poumons étaient
remplis de tumeurs et qu'il fallait me préparer à la fin de vie.
On m'a dit que j'avais tout essayé et qu'il n'y avait pas
d'autres possibilités disponibles pour moi. Un vieil oncologue
m'a suggéré d'essayer un vieux traitement qui
était utilisé avant l'ifosfamide et l'adriamycine. J'ai
commencé la dacarbazine et la vincristine un peu après.
J'ai reçu également un médicament à prendre
par voie orale du laboratoire Bayer, le nexavar (sorafenib). J'ai
été sous ces trois chimios depuis Juin. J'ai eu deux
contrôles scanners depuis et les résultats ont
été impressionnants. Mon médecin (Dr. David
d'Adamo), au mémorial Sloan Kettering à New York
était si impressionné par mes résultats qu'il a
demandé mes scanners de mon petit hôpital (St. Luke), et il
a réuni des informations pour commencer ses propres recherches
sur les sarcomes avec ces trois agents. J'espère que ces
informations aideront les autres. (11/2006)
Fireflywing
J'ai 75 ans et en 2000, on m'a trouvé un histiocytofibrome malin
(MFH) de grade III (Note du traducteur : le grade Américain
diffère du grade Français). Toutes mes récidives
ont eu le même grade. Depuis, j'ai eu 7 métastases
traitées avec 5 séances de radiothérapie et une
cure de chimio. La chimio n'a pas causé de nécrose, donc
j'ai été opéré. Après 7
opérations, la dernière récidive a
été traitée par radiofréquence
(RFA)(Juillet 2006). Je dois attendre jusqu'à Septembre pour
avoir un contrôle des poumons et pour voir si ça a
marché. Si ce n'est pas le cas, ils peuvent faire la RFA de
nouveau. Si c'est une réussite, je réopterais pour
la RFA si la tumeur fait moins de 3 cm. Entre chaque
récidives/traitements, nous (ma jeune épouse de 50 ans)
vivons notre vie de séniors le plus pleinement possible
(voyages, visites, amis, hobbies, gym fitness....) (08/2006)
Stan de l'Arizona
Liposarcome à l'arrière d'une jambe : les médecins
veulent essayer une technique précédant la chirurgie : la
chimiothérapie par perfusion de membre isolé ou ILP. Ils
l'ont suggéré parce que j'ai un grade 2 (Note du
traducteur : Le grade Américain n'est équivalent au grade
Français). Il s'agit d'isoler ma jambe du reste du corps avec un
garrot, de perfuser une artère dans ma jambe et de la relier
à une machine qui va recevoir mon sang puis le réinjecter... en continue sur 4 heures en y ajoutant des agents
de chimio : le melphalan et TNF alpha. Ensuite, ils réhydratent
le corps. La durée d'hospitalisation est de 10 jours environ.
Ensuite, ils attendent 4 à 6 semaines pour la régression
de la tumeur et ils opèrent. Restez forts et informez les
autres. (07/2006)
Cindy
Bonjour,
Le cancer de mon père est devenu résistant à
l'association adriamycine/ifosfamide. Ils l'ont passé au
Gemzar/Taxotere.
Sammie
Hier, j'ai célébré mes 5 ans de rémission.
En Novembre 2000, à 54 ans, j'ai eu un histiocytofibrome malin
(MFH) dans le genou gauche sur la partie extérieure, et à
l'intérieur de la partie haute de la cuisse gauche. J'ai eu 5
cycles de chimio, de la chirurgie et 3 cycles supplémentaires de
chimio. Les 3 cycles supplémentaires ont été
proposés pour tuer toutes cellules cancéreuses
circulantes qui pourraient causer des métastases. J'ai
commencé des scanners de contrôle tous les 3 mois et
maintenant tous les 6 mois. Croire au pouvoir de la prière et
à la pensée positive ont fait beaucoup pour ma
santé actuelle. J'ai été traité par un
spécialiste des sarcomes à l'université du
Minnesota. Je prierais pour vous et vous garderais dans mes
pensées. (07/2006)
Pat
Je suis en rémission depuis 4 ans après un
ostéosarcome qui a pris mon pied gauche et ma cheville. Je suis
entraîneur à Atlanta. Je ferais mon premier show de
bodybuilding depuis l'amputation le 12 août à
l'université du Tennessee. Mon site : www.davidthrasher.com et
n'abandonne pas ! (07/2006)
Bonjour à tous,
J'ai été absente pendant quelques temps. Cette
période a été terrible pour moi. Mon mari, malade
d'un ostéosarcome, et moi, avons combattu cette maladie depuis
l'an dernier. Nous avons vu la dure réalité qui a
brisée nos coeurs lorsque la famille nous a laissé
tomber, nous poursuivant pour de l'argent prêté. Qu'est-ce
que famille veut dire pour eux ? Préfèrent-ils
qu'on disparaisse de la planète ? Je suis si
écœurée. (2006)
Mon fille a été malade d'un sarcome d'Ewing à 14
ans, elle s'approche maintenant de 25 ans, et elle n'a pas eu de
rechute. Que Dieu vous garde.
Mon neveu, 34 ans, a été diagnostiqué d'une grosse
tumeur dans le cœur et d'un petit point dans la poitrine. Ils ont
jugé que c'était inopérable et vont commencer un
traitement intensif. La tumeur dans le coeur est de la taille d'une
balle de tennis. Le pronostic est sombre bien qu'il y ait un essai
clinique auquel nous puissions accéder. Nous sommes
désespérés, lui et sa femme ont un
bébé de 6 mois. Est-ce qu'il y a des histoires
réussies en terme de traitements qui prolongent la vie avec ce
type de diagnostic ? C'est apparemment très agressif, mais
personne ne peut dire ce que cela signifie vraiment. Merci (04/2006)
Bonjour,
Mon fils de 18 ans s'est battu contre un ostéosarcome pendant 4
ans et demi. On nous a dit au Mémorial Sloan Kettering en Mars
qu'il était en phase terminale à cause de ses
métastases et d'une nouvelle tumeur dans le bassin (site
initial). Il est sous chimio palliative à la maison dans le
Michigan. Son premier cycle était très affaiblissant, et
il se demandait s'il devait continuer, le résultat était
le même de toute manière. Est-ce que quelqu'un a des
idées ? Ou une expérience personnelle avec une maladie
à ce stade. Cela brise mon cœur. Toute aide serait
bienvenue (04/2006)
Mon
mari a eu un liposarcome mixoïde de 23 cm sur sa fesse gauche en
Octobre 2005. Il a eu de la chirurgie immédiatement et vient
juste de finir 6 semaines de radiothérapie. Il commencera la
chimio dans quelques semaines. Jusqu'à maintenant, aucun signe
de métastases et il se sent bien (04/2006)