Des
séries statistiques existent sur les sarcomes des tissus
mous et les ostéosarcomes ([63][64][67][68][118],
[70],
[52][53][50][51][111][112][113][114][115][116][117],
[69], [71]
[72][107][108],
[73][74][103][104][105][106],
[75][76][77][101][102],
[78][79][80][81][99],
[97][98],
[83][84][85], [86],
[89][90] [91][92][93][94][95][96],
[121][122] [123][124][125][219]).
Ces séries indiquent souvent le taux global de survie sur
5 ou 10 ans, le taux de survie sans rechute locale et le taux de
survie sans métastases. Il faut regarder ces séries
avec prudence car certaines sont anciennes et restrictives : localisation
des tumeurs, présence initiale de métastases ou non,
prétraitement par chimiothérapie ou non, prétraitement
par radiothérapie ou non, conditions d'exérèse
... Par ailleurs, les populations étudiées sont faibles
avec des dizaines, des centaines, quelques milliers de malades tout
au plus. Pour toutes ces raisons, il
n'y a pas d'unanimité sur le pronostic,
c'est pourquoi on parle plus de facteurs de pronostic.
Facteurs de pronostic des
sarcomes des tissus mous
La
survie à 5 ans des sarcomes des tissus mous tous stades confondus
est d'environ 60 % [127][128][216][217][219].
Toutefois, le pronostic varie suivant les sous-types
et un certain nombre de facteurs. Voici les facteurs pronostiques
"défavorables" les plus cités dans les publications
encore qu'ils puissent différer d'une étude à
une autre :
D'après
la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre
le Cancer (FNCLCC), le grade, la taille, la profondeur
et la présence de métastases sont souvent
cités comme facteurs pronostiques [7].
Le risque de métastases est maximal au bout des deux
ou trois premières années. Le parenchyme pulmonaire
est le site le plus privilégié des métastases.
Le risque de récidive locale existe aussi et il est relativement
important. Neuf études rapportées par la FNCLCC [7]
entre 1980 et 1992 et portant sur des populations de 97 à
387 patients atteints de sarcomes des membres, de la tête,
du cou et du tronc indiquent un taux de récidive locale moyen
de 30 % allant de 22 à 42 %. Il semble que les récidives
locales soient souvent associées aux sarcomes tronculaires
internes (rétropéritoine, médiastin et pelvis)
et aux exérèses chirurgicales laissant des résidus
tumoraux macro ou microscopiques. Comme autres facteurs de récidive,
on trouve la taille tumorale, le sexe et la présence de récidives
antérieures chez le patient. Toutefois, des études
indiquent que des rechutes locales isolées n’impliquent
pas forcément des métastases.
Le
grade est surtout fonction de l’index mitotique et de
la nécrose tumorale. Pour le staging de la FNCLCC, il
y trois paliers dans l’index mitotique :
- De 0 à 9 mitoses pour 10 champs, (1 champs = 0.1734
mm²),
- De 10 à 19 mitoses pour 10 champs,
- Plus de 19 mitoses pour 10 champs
et trois seuils dans la nécrose tumorale :
- Pas de nécrose,
- Moins de 50 % de nécrose tumorale,
- Plus de 50 % de nécrose tumorale.
Ces
classements donnent un grade à la tumeur. On appelle cela
un staging.
Facteurs de pronostic des ostéosarcomes
L'ostéosarcome non métastatique est curable dans environ
70% des cas en 1997. D'après la Fédération
Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), les facteurs
pronostiques favorables sont la taille de la tumeur (<10 cm)
ou l'extension locale, la localisation (humérus, tibia),
l'âge (entre 12 et 21 ans), l'absence de métastase,
le taux de lacticodéshydrogenase (LDH) et de phosphatases
alcalines (PAL) et la bonne réponse à la chimiothérapie
(chimiosensibilité). Environ 75% des métastases se
révèlent dans les 18 premiers mois. Voici les facteurs
pronostiques "défavorables" les plus cités
dans les publications encore qu'ils puissent différer
d'une étude à une autre :
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