Des familles de cancers



Il n'y a pas un cancer, mais DES cancers avec des caractéristiques et des réponses différentes aux traitements


 


Il n’existe pas un cancer, mais une multitude de cancers. Quel que soit le type de cancer, le groupement des cellules anormales est appelé tumeur maligne ou nodule malin. Les cancers se développent à partir de tous les tissus. La tumeur est primitive ou secondaire :



Primitive : Elle naît d’abord dans un tissu d’origine. Selon le tissu envahi [4], on parle de :


Carcinome : Il concerne les tissus épithéliaux, c’est-à-dire des tissus minces formés d’une ou plusieurs couches de cellules jointives. Il en existe deux types : les carcinomes épidermoïdes (utérus, oesophage...), et les carcinomes glandulaires ou adénocarcinomes (sein, colon...). Les carcinomes sont les cancers les plus répandus (environ 80 %).
Sarcome : Il concerne les tissus conjonctifs, qu’ils soient communs ou spécialisés (par exemple osseux, cartilagineux, musculaires, adipeux, vasculaires…). Les sarcomes sont très rares (moins de 1%).
Lymphome : Il concerne le tissu hématopoïétique (moelle rouge des os où les cellules du sang se forment et tissu lymphoïde).
Leucémie : Il concerne les tissus de la moelle osseuse responsable de la production des globules blancs.
Mélanome : Il concerne les tissus mélaniques (peau, iris…).




Secondaire
: On parle alors de métastases ou de cancer avancé. 
Certaines cellules de la tumeur primitive (le site initial du cancer) ont réussi à s’échapper de celle-ci. Elles voyagent dans les vaisseaux sanguins ou lymphatiques, et celles qui survivent à ce périple se reproduisent dans une nouvelle région d'asile favorable. On nomme alors ce nouvel amas : tumeur secondaire ou métastase. En général, quand la métastase est inférieure à quelques millimètres, on parle plutôt de micrométastase. En général, lorsqu’il y a plusieurs métastases, celles-ci ne se développent pas à la même vitesse. Ainsi, à un instant donné, certaines apparaîtront sur un cliché de scanner, alors que les plus petites passeront inaperçues [un scanner ne détecte pas des nodules de moins de 2-3 millimètres]. Par conséquent, la sagesse consiste à ne pas se précipiter sur la chirurgie comme il est tentant de le faire. Si on procède à l'exérèse des métastases trop rapidement, il est possible d'en oublier des minuscules, invisibles au scanner ou impalpables par le chirurgien. Par suite, de nouvelles métastases sont susceptibles d'apparaître quelques mois après l'opération chirurgicale. Le plus raisonnable est d'attendre autant que possible, afin de laisser le temps aux métastases retardataires de se manifester.


Selon le site de naissance, on parle également de cancer du cerveau, de la thyroïde, du sein, des poumons, du colon, de la prostate, de la peau...


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