Biopsie
En
fonction des images, la biopsie est discutée. Elle doit
être réalisée par un opérateur
expérimenté (pour éviter une effraction tumorale
et le risque d'essaimage). Dans la majorité des cas, la
biopsie est indispensable pour savoir s’il s’agit bien d'un sarcome. Si c'est la cas, on peut définir d’emblée le type de chirurgie à réaliser (les tumeurs bénignes
peuvent être souvent énuclées alors qu’un
sarcome nécessite une chirurgie "large") et le traitement
avant la
chirurgie (rien ou chimiothérapie, perfusion de membre
isolé
(ILP),radiothérapie préopératoire...).
Des
études montrent que la biopsie percutanée (sous scanner ou échographie
si la lésion est profonde) permet le diagnostic de sarcome dans 95
à 100 % des cas [228].
La biopsie percutanée est préférée à
la biopsie chirurgicale pour différentes raisons :
- Éviter l'anesthésie générale ;
-
Éviter les risques d'hématomes, de surinfection
et d'envahissement secondaire de la cicatrice cutanée,
-
Dans le cas des tumeurs rétropéritonéales,
éviter le risque d’essaimage intrapéritonéal
d’une biopsie transpéritonéale
Les écueils de la biopsie :
- Faire la biopsie avant le scanner ou l'IRM ;
-
Compromettre ou compliquer le traitement ultérieur par une incision
inadaptée (trop grande ou mal placée) ou par une complication
(infection, hématome, envahissement de la cicatrice cutanée) ;
-
Réaliser un prélèvement insuffisant qui ne
permettrait pas une étude histiopathologique complète.