Le cancer en chiffres

 

Il y a plusieurs siècles, le cancer n'était pas aussi fréquent car l'espérance de vie était bien moindre. La peste, la tuberculose et d'autres maladies graves (diphtérie, fièvre typhoïde, grippe, affection bronchique) étaient les premières causes de mortalité. Avec l'accroissement de l'espérance de vie, particulièrement marqué durant le 20ième siècle dans les pays "industrialisés", le cancer est devenu une des premières causes de mortalité.


Le cancer : un fléau mondial



Quelques données épidémiologiques :


 Dans le monde, plus de 11 millions de personnes sont diagnostiquées avec un cancer chaque année et il tue environ 7 millions de personnes chaque annéeLe nombre de cancer pourrait atteindre 15 millions de nouveaux cas par an en 2020. Cette projection tient compte principalement du vieillissement de la population dans les pays développés et en développement ainsi qu'aux tendances actuelles au niveau du tabagisme et des habitudes alimentaires [2] (src:site de l'Organisation Mondiale de la Santé, rubrique cancer).


Le cancer est une cause majeure de décès. Sur un total de 58 millions de décès enregistrés au niveau mondial en 2005, 7.6 millions (soit 13%) étaient dus au cancer  (src:Organisation Mondiale de la Santé, Aide mémoire N°297, Février 2006).


 En France, environ 270 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année. Actuellement, un cancer sur deux en moyenne (toutes localisations confondues) peut être guéri [3](src:Alimentation et cancer en PDF, La Ligue contre le cancer, Pr Hélène Sancho-Garnier, Avril 2003).


  En France, le cancer est la seconde cause de mortalité après les maladies cardio-vasculaires et plus de 150 000 décès lui sont imputables chaque année (src:Alimentation et cancer en PDF, La Ligue contre le cancer,  Pr Hélène Sancho-Garnier, Avril 2003).


  En France, l’incidence du cancer a augmenté de 63 % passant de 170 000 nouveaux cas en 1980 à 278 000 nouveaux cas en 2000. Cette croissance est due au changement démographique (vieillissement de la population) mais aussi à l’augmentation du risque de cancer qui est estimé à 35 % durant la même période (src : Institut National de la Veille Sanitaire, Surveillance épidémiologique des cancers : état des lieux, enjeux et perspectives Colloque, octobre 2003, Paris. Résumés des interventions, télécharger intégralement le rapport en PDF ici).


On pourrait réduire jusqu'à un tiers des cancers avec essentiellement les moyens de prévention suivants:

-    Changements du mode de vie (au niveau de la consommation de tabac et d'alcool, de l'alimentation et de l'exercice physique) ;
-    Vaccination contre l'infection due au HPV ;
-    Elimination des risques professionnels (amiante, dioxine, benzene, arsenic...) ;
-    Réduction de l'exposition à la lumière solaire.

On pourrait réduire un autre tiers de la charge du cancer par le dépistage précoce et un traitement approprié (src:Organisation Mondiale de la Santé, Aide mémoire N°297, Février 2006).


 Le tabagisme est la principale cause de cancer évitable dans le monde. Il provoque des cancers du poumon, de la gorge, de la bouche, du pancréas, de la vessie, de l'estomac, du foie, du rein ainsi que d'autres types de cancer; la fumée présente dans l'atmosphère (tabagisme passif) est une cause de cancer du poumon (src:Organisation Mondiale de la Santé, Aide mémoire N°297, Février 2006).


 En France, 7 à 10 % des cancers seraient associés à un excès de boissons alcoolisées. L'impact est plus visible sur les cancers du pharynx et de l'œsophage (src:Alimentation et cancer en PDF, La Ligue contre le cancer, Pr Hélène Sancho-Garnier, Avril 2003).


1/5 des cancers qui surviennent dans le monde sont dus à des maladies chroniques, provoquées surtout par le virus de l'hépatite B HBV (cancer du foie), le virus du papillome humain HPV (cancer du col de l'utérus), Helicobacter pylori (cancer de l'estomac), les schistosomes (cancer de la vessie), la douve du foie (cancer des voies biliaires) et le virus de l'immunodéficience humaine VIH (sarcome de Kaposi et lymphomes) (src:Organisation Mondiale de la Santé, Aide mémoire N°297, Février 2006)


Un extrait d'un rapport de l'Institut de la Veille Sanitaire : " L’hypothèse d’une participation négligeable voire en progression des facteurs environnementaux dans la survenue des cancers est également soutenue par le fait qu’environ 380 substances qui peuvent potentiellement se retrouver dans l’environnement ont été classées possiblement, probablement ou certainement cancérigènes par le Circ depuis 1972 alors même que l’évaluation du risque pour la santé des 100 000 substances chimiques présentes sur le marché n’en est qu’à ses tous débuts. Enfin, il convient de rappeler que ce sont environ 10 000 substances nouvelles qui sont introduites chaque année sur le marché en France. Ainsi, les facteurs environnementaux pris au sens large (y compris l’alimentation) pourraient participer à hauteur de quelques pour cent à 20 % dans la survenue des 11 cancers les plus fréquents. Au sens restreint, en ne considérant que les facteurs géophysiques et la pollution (rayonnements ionisants et solaire, produits physiques et chimiques dans l’air et l’eau), ils pourraient participer à hauteur de 3 % à 9 % des décès par cancer . Toutefois, divers autres facteurs d’origine environnementale peuvent venir s’ajouter à cette première contribution environnementale qu’est la pollution industrielle, notamment les agents cancérigènes en milieu de travail, le tabagisme passif, la pollution atmosphérique due aux transports, le radon résidentiel, le rayonnement UV naturel, etc. Par ailleurs, un certain nombre de substances cancérigènes sont probablement présentes dans l’alimentation et il est aujourd’hui impossible de mesurer la part des cancers d’origine alimentaire dus à cette exposition"  (src : Institut National de la Veille Sanitaire, Surveillance épidémiologique des cancers : état des lieux, enjeux et perspectives Colloque, octobre 2003, Paris. Résumés des interventions, télécharger intégralement le rapport en PDF ici).

Pour d'autres informations d'ordre épidémiologique, visiter le site iarc de l'OMS.